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LES 7 PAROLES DE JÉSUS SUR LA CROIX

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jeu. 3 mars 2016

 Chers Internautes, chers Frères et Sœurs,

Une des choses qui ont toujours eu une forte impression sur moi, c’est l’ensemble des sept paroles du Seigneur Jésus alors qu’Il était crucifié. Malgré les souffrances atroces qu’Il a endurées, Il trouva le moyen de prononcer des paroles qui ont une portée éternelle.    

Je vous propose de les reprendre et d’en analyser l’impact dans notre vie.

Première parole : Jésus dit: Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. (Luc 23.34)

Le Seigneur prie pour tous ceux qui sont ses ennemis, et nous en faisons partie puisque tous ceux qui pèchent se placent contre Dieu ! « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu… » (Romains 3.23), et nous faisons partie de ceux-là.

L’amour que Jésus a pour nous est allé plus loin que les souffrances que Lui ont occasionné nos péchés, Il a prié le Père pour qu’Il nous accorde le pardon. Et nous l’avons obtenu ! Pourquoi ? Parce que Dieu le Père exauce TOUJOURS son Fils Jésus ! Voilà ce que nous pouvons lire à ce sujet dans Jean 11.41-42 : « Et Jésus leva les yeux en haut, et dit: Père, je te rends grâces de ce que tu m’as exaucé. Pour moi, je sais que tu m’exauces toujours; mais j’ai parlé à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »

Imaginons ce qu’aurait donné une rancœur en Jésus,et s’Il avait voulu que le Père le venge…!

Mais, béni soit Dieu parce qu’Il est amour et qu’il n’y a pas en Lui de haine ou de méchanceté d’aucune forme.

Cette parole retentit encore aujourd’hui sur la terre entière puisque chaque jour, des hommes et des femmes sont sauvés parce qu’ils reconnaissent et acceptent Jésus-Christ comme leur Sauveur personnel. Merci Seigneur de nous avoir fait grâce et d’avoir fait de nous tes enfants dont le premier né est Jésus-Christ notre Sauveur et Maître!

L’image de la croix où Jésus balbutie cette première parole devrait toujours nous servir d’inspiration, de réconfort et de consolation. Grâce à la croix, notre vie chrétienne peut-être victorieuse comme on peut le lire dans Apocalypse 12.11 :     « Ils l’ont vaincu (l’accusateur de nos frères) à cause du sang de l’Agneau et à cause de la parole de leur témoignage... » Cette victoire nous est donnée par la Parole du Seigneur mise en action par son sacrifice à la croix demandant ainsi le pardon de Dieu sur nos vies. Notre justification nous est donnée par le sang que le Seigneur a versé sur cette infâme bois. Nous avons, de ce fait, la certitude de la victoire complète sur le péché, le malin et le monde.

Deuxième parole : L’un des malfaiteurs crucifiés l’injuriait, disant : N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et sauve-nous! Mais l’autre le reprenait, et disait : Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subis la même condamnation ? Pour nous, c’est justice, car nous recevons ce qu’ont mérité nos crimes; mais celui-ci n’a rien fait de mal. Et il dit à Jésus : Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne. Jésus lui répondit : Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis. (Luc 23.39-43)

Le fait que Jésus ait été crucifié entre deux malfaiteurs était prophétisé par Esaïe 53.12, c’était la volonté de Dieu. En même temps, nous voyons là deux sortes de pécheurs : l’un rebelle qui, malgré la situation désastreuse dans laquelle sa condition de malfaiteur l’a mis, reste sur sa position et se permets de se moquer de la seule personne qui puisse lui donner le pardon et la paix intérieure avec la grâce de Dieu. L’autre, repenti, qui reconnaît que Jésus seul pourra lui accorder le pardon de manière à être en paix avec Dieu, et ainsi être prêt pour l’éternité. Ceci dit, nous voyons ici déjà que Dieu ne fait pas de distinction entre les païens et les Juifs. Pour obtenir le pardon, il suffit de la demander avec foi et un cœur sincère. Quand un malheureux crie, l’Eternel entend ! (Psaumes 34.7)  

Cela nous rappelle aussi combien Dieu ne peut prendre en considération les moqueurs.        Voir Psaumes 1.1 et Proverbes 3.33-34

Jésus s’adresse à cet homme en particulier, avec des paroles de vérité, pour lui dire que le salut lui a été accordé sans délai et qu’il avait maintenant (aujourd’hui) sa place au paradis avec Jésus. Et tout cela est valable pour chacun de nous ! Prenons-le par la foi comme cet homme qui s’est repenti et a reçu le salut en Jésus-Christ.     Voir aussi Luc 15.7.

Troisième parole : Jésus, voyant sa mère, et auprès d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère: Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple: Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui.(Jean 19.26-27)

Lors de la première parole, Jésus s’occupe de la foule incrédule et méchante sans lui tenir grief de ce qu’elle est en train de commettre, à la deuxième parole, le Seigneur s’occupe d’un pécheur qui se repent, et là, Il montre combien Il est soucieux de ses proches et de leurs besoins.

Le Seigneur voit là sa mère dont l’âme vient d’être transpercée d’une épée et qui souffrait terriblement en voyant son fils agoniser sur cette croix. Cela lui avait été annoncé par le vieux Siméon (Luc 2.34-35), mais malgré cela, le cœur d’une mère saigne à la vue de son enfant en train de mourir. Jésus ne pouvait pas la laisser comme cela ; il fallait la confier à quelqu’un qui allait en prendre soin comme un fils prend soin de sa mère. Et cet homme, c’était Jean qui prit Marie avec lui dès ce moment.

Nous savons que Jésus nous a laissé un modèle de vie ici bas. Par ce geste, le Seigneur nous montre combien il est important au yeux de Dieu que nous nous occupions avec amour des membres de notre famille comme nous pouvons le lire dans 1 Timothée 4.8 : « Si quelqu’un n’a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu’un infidèle. »      

C’est un point important à méditer !

D’autre part, à travers ce récit, le Seigneur veut aussi nous dire - ou nous rappeler - que « Dieu pourvoira à tous nos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ. » (Philippiens 4.19) - C’est une affirmation que nous trouvons déjà dans le Psaume 23.1-3 : « L’Eternel est mon Berger, je ne manquerai de rien… »

Quatrième parole : Et à la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte: Eloï, Eloï, lama sabachthani ? Ce qui signifie: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? (Marc 15.34)   Il est précisé (v. 33) : La sixième heure étant venue, il y eut des ténèbres sur toute la terre, jusqu’à la neuvième heure.              

- Là où se trouve le péché, se trouvent les ténèbres !

C’est à ce moment précis que le Seigneur Jésus se rendit parfaitement compte qu’Il portait sur Lui tous nos péchés, et que, de ce fait, Dieu le Père avait détourné son regard de Lui. L’Eternel Dieu trois fois saint a en horreur le péché, même s’Il aime le pécheur. Jésus était devenu péché pour nous, à notre place, et c’est pour cela qu’Il était en train de souffrir atrocement pour expier les fautes que nous avons commises. Il a payé la dette que nous avions envers Dieu le Père ! Cela nous est rappelé dans Romains 5.8-9 : Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère.

Jésus était donc conscient que toutes les fautes de l’humanité, nos péchés et aussi nos maladies, nos souffrances et nos infirmités étaient vaincus et effacés puisqu’Il a accepté de les prendre sur Lui à notre place. Et du fond du cœur, il cria vers son Père, car il y avait un réel déchirement entre Jésus devenu péché pour nous et Jésus Fils du Très Haut en qui il n’y a jamais eu aucun péché. 

Un cri déchirant que nous n’aurons jamais à pousser puisque Dieu le Père ne nous abandonnera jamais !

Pouvons-nous imaginer ce que ressentit Jésus à cet instant ?

Et le Père ? Le cœur des deux devait saigner...!

Cinquième parole : Après cela, Jésus, qui savait que tout était déjà consommé, dit, afin que l’Ecriture soit accomplie: J’ai soif. Il y avait là un vase plein de vinaigre. Les soldats en remplirent une éponge, et, l’ayant fixée à une branche d’hysope, ils l’approchèrent de sa bouche. (Jean 19.28-29)

Nous savons que Jésus est le Fils de Dieu et qu’Il a quitté son ciel de gloire pour accomplir la volonté du Père de sauver ceux qui étaient perdus, c'est-à-dire nous.

Mais le Seigneur, ici bas, était aussi pleinement homme avec ses besoins et ses faiblesses d’être humain. Il est écrit là qu’Il dit cela ‘afin que l’Ecriture soit accomplie’ et que ‘Jésus savait que tout était déjà consommé’. Ce qui veut dire que le Seigneur avait mené à bien la mission que Dieu le Père Lui avait confiée. Il n’y avait plus rien d’autre à faire, donc Jésus pouvait encore demander à boire, sachant qu’Il allait rendre l’esprit quelques instants plus tard.

Mais nous devons également prendre en considération que Jésus ne fit rien au hasard, ou pour rien, puisque même ce détail - J’ai soif - était prophétisé dans le Psaume 69.22.

Sixième parole : Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : Tout est accompli. (Jean 19.30)

Jamais personne d’autre n’aura pu prononcer ces paroles : « Tout est accompli ! » Il n’y a de salut en aucun autre que Jésus-Christ de Nazareth ! Il n’y a aucun autre Nom sur la terre ni dans le ciel par lequel nous puissions être sauvés. (Actes 4.12)          

Jésus a payé volontairement le prix fort pour nous racheter sur ordre de Dieu le Père !

1 Pierre 1.18-19 nous dit : « Vous savez que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’or ou de l’argent que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos père, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache… »

Si le sang de Jésus-Christ suffit pour Dieu en vue de notre justification, il suffit aussi pour nous, et nous n’avons rien à y ajouter !

Septième parole : Le soleil s’obscurcit, et le voile du temple se déchira par le milieu. Jésus s’écria d’une voix forte: Père, je remets mon esprit entre tes mains. Et, en disant ces paroles, il expira. (Luc 23.45-46)

Le déchirement du voile du temple nous montre que nous avons tous accès au trône de la grâce. Dans l’Ancienne Alliance, seuls les souverains sacrificateurs avaient accès au Lieu très Saint pour y représenter le peuple et y invoquer la grâce de l’Eternel. Mais comme il est écrit que « Jésus a fait de nous … des sacrificateurs pour notre Dieu », nous avons par Lui un accès permanent à la sainte présence de Dieu le Père.

Pour le moment où Jésus remit son esprit entre les mains du Père, il nous faut savoir qu’Il est resté Maître de toutes les circonstances de sa vie jusqu’à ce moment-là ! Lui-même avait dit dans Jean 10.17-18 : « Le Père m’aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même; j’ai le pouvoir de la donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre: tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père. »

Car ce que le monde et le malin prenaient pour une défaite était en réalité une victoire parfaite et éternelle.

Et c’est ce que les disciples de Jésus-Christ annoncent au monde et confessent de leur bouche selon 1 Corinthiens 2.7-8 : « Nous prêchons la sagesse de Dieu ..., sagesse qu’aucun des chefs de ce siècle n’a connue, car, s’ils l’avaient connue, ils n’auraient pas crucifié le Seigneur de gloire. »

Ces sept paroles de notre Seigneur Jésus-Christ nous montrent combien Il a mis son amour à son comble pour nous.

Souvenons-nous de ce qui est écrit dans le Psaume 49.8-9 : « Ils ne peuvent se racheter l’un l’autre, ni donner à Dieu le prix du rachat. Le rachat de leur âme est cher, et n’aura jamais lieu » confirmé par Jésus Lui-même dans Matthieu 16.26 : « Et que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perdait son âme? Ou, que donnerait un homme en échange de son âme? »

Il est vrai que personne de nous ne peut se racheter lui-même, ni donner à Dieu le prix du rachat de son âme !

Jésus a vu cette incapacité humaine et n’a pas voulu nous laisser dans cette situation désespérée. Il est descendu de son ciel de gloire parce que nous avions besoin d’être sauvé parfaitement. Jésus l’a fait ! A nous de l’accepter et de Lui manifester notre reconnaissance. Jésus-Christ est notre Pâque, il est LE Libérateur !

Que Dieu notre Père soit béni éternellement au Nom de Jésus-Christ !

Bonne fête de Pâque, et que Dieu vous bénisse !

Pasteur Gérard SCHOULER